mardi 6 janvier 2009
LE SEIN
Ah! J’en demande pardon à Jean - Baptiste, mais ne me cachez point ce sein découvert que j’ai plaisir à voir! Un semblable objet a sur mes sens un certain effet et mon imagination, dans la musique de Vivaldi, met le cap sur le large.
Sorti, comme par mégarde, feinte bien sûr, dans l’assoupissement léger d’une après midi d’été, il attire, il fascine, il magnétise. je ne peux pas croire qu’il s’est échappé par accident. L’abandon n’est qu’apparent. Ma main, mes lèvres ressentent déjà sa douceur, son moelleux. Une flamme jaillit et me déchire le ventre. Je m’approche silencieusement. La flamme est retombée et un feu de bois dur me chauffe le bas ventre. Désir de vous. Mais ce sein n’est accessible qu’à qui sait l’atteindre par mille et un détours. Il n’accepterait pas une attaque frontale. Il repousserait l’indélicat.
Doucement, j’écarte vos cheveux et vous embrasse derrière l’oreille tout en caressant votre nuque. Je sens un soupir retenu vous parcourir le colonne vertébrale. Je descends dans votre cou, jusqu’à la naissance de vos seins, remonte mordiller votre autre oreille pour plonger dans votre nuque odorante comme un sous bois de printemps en tirant sur vos cheveux pour un délicieux massage. Votre cuisse découverte par une robe haut relevée sur vos jambes m’appelle irrésistiblement. Doux duvet à peine perceptible au toucher que je caresse à rebrousse poil. J’erre voluptueusement, longuement, dans votre nuque, dans votre cou, aux coins de votre votre bouche, sur votre cuisse, au creux de votre genou. Il fait beau, il fait chaud. Je me sens à la porte du paradis. Vous frémissez. Vos lèvres deviennent humides. Enfin j’ose! Je glisse vers ce sein découvert. Je l’embrasse, le picore, le lèche tout en évitant pour l’instant le bouton rose qui le couronne dans son aréole. Vous me saisissez aux cheveux que vous fourrager de vos doigts qui se crispent. Je libère son jumeau et je passe de l’un à l’autre. Ils durcissent, gonflent, se dressent. Enfin, j’atteins le centre. Je le caresse, le suce, l’aspire, le titille d’une langue pointue. Vous vous cambrez et relevez votre robe jusqu’au nombril. Vos jambes restent closes. J’insiste sur la frontière entre votre peau et la surface un peu grumeleuse de l’aréole. Vos jambes commencent à s’ouvrir. Je remonte votre cuisse jusqu’au bas de votre ventre. Vous êtes nue sous votre vêtement! Vous ne reculez pas quand ma main se pose sur votre sexe dont je frôle, à peine, les lèvres où perlent les coulées du désir. Au sommet, votre bouton de jade commence à gonfler. Je plonge entre vos cuisses et ma bouche s’égare dans cette dentelle de muqueuses sans que mes mains quittent vos seins. Vous êtes désormais ouverte, écartelée dans un abandon dont je sais qu’il ne durera pas. Le moment viendra où vous prendrez le pouvoir et me soumettrez à votre désir. Pour l’instant, je me perds dans votre sexe. Le visage trempé j’y étouffe, j’y respire, je m’y noie dans les replis qui peu à peu s’entrouvent. Je glisse la langue à l’intérieur, remonte jusqu’au clitoris maintenant gonflé à craquer.
Vous gémissez de plus en plus fort. Vos doigts me griffent la nuque. Soudain c’est un fauve qui se réveille. Vous me repoussez sans douceur et vous me déshabillez sans autre forme de procès pour m’allonger sur le dos. Je bande comme un cerf. Je perds la conscience de la réalité. Le monde n’existe plus. Soulevant votre jupe, vous vous empalez sur ma tige de jade, vous appuyant sur mes épaules et offrant vos seins à ma bouche. Je ne m’appartiens plus. Je suis à vous, objet de votre seul plaisir. A vous, déchaînée, sauvage, indomptable, et belle, terriblement belle dans votre course effrénée vers l’orgasme. C’est vous qui me prenez, c’est vous qui me baisez dans une danse primitive et folle autour de ma tige dure, presque douloureuse tout en vous doigtant. Vous êtes trempée, inondée et j’en suis submergé. Je vous sens prête à jouir. Je l’espère, je l’attends, attentif au moindre signe. Mais vous retardez la jouissance pour jouir plus fort, plus longtemps. Enfin, une ultime crispation et c’est le déferlement orgasmique qui vous enlève dans un long cri rauque venu du fond des temps avant de vous faire retomber sur moi, tigresse apaisée, ronronnante pendant que je jouis de votre jouissance. puis votre bassin recommence à danser, d’abord lentement plus de plus en plus vite. Mes reins vous accompagnent. Je sens la semence monter. Vous stoppez tout mouvement et l’arrêter à mi chemin pour reprendre un lent mouvement circulaire par lequel vous me sucez la queue, vous l’aspirez, vous la massez. Je suis tout à la fois dans votre ventre, dans votre bouche, dans votre main. Un éclair me déchire en deux. Je hurle. Douleur ou plaisir? En tout cas délivrance bienheureuse.
Peu à peu, le calme revient. Vous me gardez en vous. Mon plaisir s’échappe de vous et coule sur moi. Avant que vous ne vous écartiez de moi, dans un long baiser.
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