Nexus / Sexus

Éros est un dieu libertin et anar qui prend plaisir à semer le désordre dans le coeur des hommes, se jouant de leurs lois pour n'en respecter qu'une seule, celle de l'Amour et du Sexe, cette grande force créatrice dont il est question ici.

jeudi 27 avril 2006

Maitre Tong-Hsuan Les 30 positions

Maitre Tong-Hsuan Les 30 positions

Le Maitre Tong-hsuan a dit : Une investigation attentive a montre qu'il n'existe que trente positions principales pour consommer l'union sexuelle. A l'exeption de details mineurs, ces positions variees et mouvements divers sont fondamentalement les memes, et l'on peut dire qu'elles renferment toutes possibilites. Je decris ici ces positions et consigne leur noms particuliers, je depeins leurs grands traits et j'en etablis la succession. Le lecteur intelligent sera capable d'en approfondir la merveilleuse signification jusqu'en son fin fond.

1. L'Union Etroite.

2. L'Inalterable Attachement.

3. Les Ouies (de poisson).

4. La Corne de la Licorne.

En plus de ces quatre positions fondamentales, il y a des variations folatres que voici.

5. Le Devidage de la Soie. La femme, couchee sur le dos, serre fortement dans ces bras le cou de l'homme, et lui enlace de ces jambes le milieu du corps. L'homme, s'appuyant la face posterieure des cuisses de la femme, l'etreint et introduit la Tige de Jade.

6. Le Dragon qui s'enroule. La femme, couchee sur le dos, plie et souleve les jambes. L'homme, entre ses cuisses agenouille, de sa main gauche poussant en arriere les pieds de la femme et les amenant au-dessus des seins, de sa droite enfonce en meme temps la Tige de Jade dans la Precieuse Porte.

7. Le Poisson Quatres-yeux. L'homme et la femme sont couches, flanc colle contre flanc, face a face. La femme met l'une de ses jambes sur la jambe de l'homme. L'un et l'autre se baisant, l'un de l'autre sucote la langue. Puis l'homme, jambes ecartees, soulevant de la main droite la jambe levee de la femme, enfonce la Tige de Jade.

8. Le Couple d'Hirondelles. La femme, couchee sur le dos, ecarte les jambes. L'homme, assis sur elle, jambes ecartees, s'incline en avant et lui etreint le cou de ses bras. La femme etant enlacee plus etroitement par le milieu du corps, la Tige de Jade entre dans la Ravine de Cinabre.

9. L'Union du Martin-Pecheur. La femme, couchee sur le dos, saisit de chaque main l'un de ses pieds. L'homme s'agenouille, jambes eployees, et l'enlace par le milieu du corps. Alors il passe la Tige de Jade dans les Cordes de la Lyre.

10. Les Canards Mandarins. La femme, couchee sur le flanc, courbe les deux jambes et pose sa jambe (gauche) sur la cuisse (gauche) de l'homme. Puis l'homme, qui se trouve couche derriere elle, pose sa jambe (gauche) sur le mollet droit de la femme. Soulevant de son genou (gauche) la cuisse de la femme, il introduit la Tige de Jade.

11. Les Papillons Voltigeants. Couche sur le dos, l'homme ecarte les jambes. La femme est assise sur lui, les cuisses ecartees, le visage tourne vers lui, les pieds poses sur le lit; elle remue vaillamment; elle se soutient de ses mains. Alors le Pic Vigoureux est enfonce dans la Precieuse Porte.

12. Les Canards Volants renverses. L'homme, couche sur le dos, ecarte les jambes. La femme s'asseoit sur son abdomen, cuisses ecartees, visage tourne vers les pieds de l'homme. Inclinant la tete, elle saisit la Tige de Jade et l'introduit dans la Ravine de Cinabre.

13. Le Pin aux Branches Basses. La femme (couchee sur le dos) eleve les bras croises en sautoir. L'homme la prend dans ses bras par le milieu, la femme enlace de ses bras le corps de l'homme, par le milieu. Alors la Tige de Jade est enfoncee dans la Precieuse Porte.

14. Les Bambous pres de l'Autel. L'homme et la femme se tiennent debout, face a face. Enlaces, ils se baisent tour a tour; le Pic Vigoureux pese si fort sur la Ravine de Cinabre, qu'a la fin il fait son entree sur la Terrasse Yang.

15. La Danse des Deux Phenix Femelles. L'homme dit a une femme de se coucher sur le dos; a l'autre, de s'asseoir sur elle. La femme couchee dessous eleve les bras, l'autre etant assise sur elle, cuisses ecartees, de facon que la vulve de l'une soit proche de la vulve de l'autre. L'homme s'agenouille tourne vis-a-vis d'elles; il pourra ainsi entreprendre tour a tour la Porte de Jade du haut, et celle du bas.

16. Le Phenix tenant son Poussin. Cette maniere d'accouplement est tout a fait convenable quand une femme obese et grande a affaire a un homme de courte taille.

17. Le Vol des Mouettes. L'homme debout devant le lit souleve les jambes de la femme. Puis il enfonce profondement la Tige de Jade dans la Precieuse Porte.

18. La Gambade des Chevaux Sauvages. La femme est couchee sur le dos. L'homme lui souleve les jambes et les pose sur ses epaules. Puis il enfonce profondement la Tige de Jade dans la Precieuse Porte.

19. Le Coursier au Galop. La femme est couchee sur le dos. L'homme se baisse et de la main gauche attire a lui sa tete, et de la droite lui souleve les pieds. Puis il enfonce la Tige de Jade dans la Porte de Jade.

20. Le Cheval qui Piaffe. La femme est couchee sur le dos. L'homme pose un de ses pieds sur son epaule a lui, et l'autre se meut librement. L'utilite de cette figure, c'est qu'elle permet a la Tige de Jade de penetrer profondement dans la Ravine de Cinabre, et avec la plus extreme volupte.

21. Le Tigre Blanc qui Bondit. La femme, appuyee sur les mains et les genoux, incline la tete en avant; l'homme s'agenouille derriere elle. L'enlacant de ses bras par le milieu du corps, il enfonce la Tige de Jade dans la Porte.

22. La Cigale Brune collee a un Arbre. La femme, couchee sur le ventre, ecarte les jambes. L'homme, se baissant entre ses cuisses, lui souleve les jambes. L'enlacant, il enfonce par derriere la Tige de Jade dans la Precieuse Porte.

23. La Chevre devant l'Arbre. L'homme s'assied, jambes croisees. A la femme, qui lui tourne le dos, il dit de s'asseoir dans son giron. Elle, inclinant la tete, observe attentivement la maniere dont la Tige de Jade est introduite. Puis l'homme l'enlace promptement par le milieu du corps et se met a remuer de ca de la.

24. Le Megapode ou Oiseau de la Jungle. L'homme s'assied, jambes croisees (en tailleur), sur le lit. Il dit a une jeune fille de s'asseoir dans son giron, face tournee vers lui, et il enfonce la Tige de Jade dans la Precieuse Porte. Une autre femme, se tenant derriere elle, seconde les mouvements en agitant les pans du petit manteau de la jeune fille. Assurement, voila qui peut amener a la plus haute volupte.

25. Le Phenix qui se joue dans la Crevasse de Cinabre. La femme, couchee sur le dos, dresse ses jambes en l'air en se tenant les pieds. L'homme, lui faisant face et s'agenouillant, introduit la Tige de Jade dans la Ravine de Cinabre. Alors il se met a remuer de ca de la (cevere) s'appuyant des mains sur le lit. Cette figure conduit promptement a l'effet de volupte.

26. L'Oiseau Roc s'elevant au-dessus de la Mer. De la femme, couchee sur le dos, l'homme applique la jambe sur le haut de ses bras. En bas, ses bras etant passes sous le corps de la femme en son milieu, il introduit la Tige de Jade.

27. Le Singe qui embrasse un Arbre en gemissant. L'homme, assis en tailleur, dit a la femme de s'accroupir dans son giron, et l'enlace de ses bras. Il lui met une main sous les fesses, et de l'autre il introduit la Tige de Jade. Puis, s'appuyant sur le lit de cette main-la, il se met a bouger.

28. Chat et Souris dans le Meme Trou. L'homme est couche sur le dos, jambes ecartees. La femme lui fait face, se couche sur lui, et introduit la Tige de Jade. Ou bien l'homme se couche sur le dos de la femme, et de sa Tige de Jade se joue a l'interieur de la Precieuse Porte.

29. Singes dans la Troisieme Lune de Printemps. La femme s'accroupit sur le lit, appuyee sur ses mains et ses genoux. L'homme, debout devant le lit, l'enlace de ses bras par le milieu du corps et introduit la Tige de Jade dans la Precieuse Porte. Assurement cette voie conduit sans tarder a l'effet de volupte.

30. Chiens courant au Neuvieme Jour de l'Automne. La femme s'accroupit sur ses mains et ses genoux. L'homme, inclinant la partie superieure de son corps sur le dos de la femme, baisse la tete et enfonce la Tige de Jade dans la Porte de Jade."

F.d'Alayrac

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Heureuses expressions chinoises

Heureuses expressiosn chinoises

" porte de jade " (Men Yu) : vagin...
" livres jaunes " (Wang Shu) : littérature érotique.
"Films jaunes" (Wang Ying) : films érotiques...
"Lanterne rouge" (Hong Deng) : lupanar.
Lanterne rouge et papillon : club très masculin
"Licorne (Qin Lin)" l'une des trente positions classique
" chasser le lièvre " rechercher un partenaire masculin ;
"Lièvre femelle "(Yin Tu) : saphisme

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"Lotus (He) et poisson (Yu) " comme une jeune fille et un jeune homme
" Lotus rouge (Hong He) : sexe féminin Martin pêcheur (Fei Cui) : l'une des trente positions classiques ;
"martin pêcheur tenant dans son bec un poisson" : relation homosexuelle.
"Nuages et pluie" (Yun Yu) : faire l'amour
" Jeux des nuages et de la pluie " (Yun Yu Shi) : accouplement.
"Parfum de miel " (abeilles et fleurs) (Xiang Mi) : jouir
"Pies (Xi) avec bambou (zhu) et prunier" (Mei) : Homme (bambou) et femme (prunier) prenant du plaisir ensemble (deux pies).
Printemps (Chun) " Images de printemps " (Chun Hua) : images érotiques ;
" Palais du printemps " (Chun Gong) : accessoires et objets érotiques par extension film érotique.
"rose noire" (Qiang Wei) : poils pubiens ;
" filles-roses " ( Hong Niang) : prostituées

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mercredi 1 novembre 2006

EXERCICES TAOÏSTES

L'exercice du cerf

INTRODUCTION

Cet exercice renforce les tissus des organes sexuels. Il accentue la circulation sanguine en particulier dans les organes génitaux et la région pubienne, renforce les capacités sexuelles, augmente la fertilité, retarde l’éjaculation chez l’homme, lui garantit un bon fonctionnement de la prostate, permettant ainsi de prolonger l’orgasme. Il favorise l’accumulation de l’Energie sexuelle, renforce les muscles de l’anus et du rectum prévient et guérit les hémorroïdes. Chez la femme, il fait disparaître les problèmes du cycle, le syndrome prémenstruel, raffermit et énergétise le vagin dont il renforce la musculature, stimule la production d’oestrogènes et les répand dans tout l’appareil sexuel. Il atténue tous les effets de la ménopause. Il peut aussi interrompre les règles, faisant disparaître la perte mensuelle de sang, donc d’énergie et de substances nutritives. Cet effet n’est en aucune façon permanente. Il suffit de l’interrompre pour que les règles reviennent et que la femme soit à nouveau fécondable. Notons qu’une femme enceinte ne peut pas le pratiquer, sous peine d’accouchement prématuré.

PRATIQUE MASCULINE

Première étape

Frottez vous vigoureusement les mains l’une contre l’autre.

Entourez vos testicules de la main droite de façon à ce que la paume les recouvre complètement. N’exercez pas de pression vigoureuse, mais une légère pression laissant une impression de chaleur.

Placez la paume gauche à deux centimètres environ sous le nombril.

En exerçant une légère pression, faites quatre vingt un mouvements de rotation dans le sens des aiguilles d’une montre.

Refrottez vous les mains et invertissez les mains. Refaites quatre vingt une rotations dans le sens inverse.

Deuxième étape

Resserrez les muscles de l’anus, poussez les vers le haut et l’intérieur. Correctement effectué, cet exercice vous donne l’impression d’aspirer l’air par le rectum. Serrez aussi fort que vous pouvez et gardez la position tant que vous ne ressentez pas d’inconfort.

Détendez-vous et recommencez autant de fois que vous le désirez.

Cet exercice peut se faire debout ou couché, ou encore assis, le matin au lever et le soir avant de se coucher.

PRATIQUE FÉMININE

Première étape

Asseyez-vous de manière à presser le talon contre le clitoris en appuyant suffisamment pour y ressentir une forte pression continue. Si vous ne parvenez pas à placer le pied correctement, placez un objet rond et dur, style balle de tennis.

Frottez les mains vigoureusement l’une contre l’autre.

Placez les sur les seins et sentez leur chaleur pénétrer la peau.

Frottez les seins lentement, dans un mouvement circulaire vers l’extérieur, la main droite dans le sens des aiguilles d’une montre, la main gauche dans le sens inverse. Évitez de toucher les mamelons et invertissez les mains. Refaites quatre vingt une rotations dans le sens inverse.

Deuxième étape

Resserrez les muscles de l’anus, poussez les vers le haut et l’intérieur. Correctement effectué, cet exercice vous donne l’impression d’aspirer l’air par le rectum. Serrez aussi fort que vous pouvez et gardez la position tant que vous ne ressentez pas d’inconfort.

F.d'Alayrac

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ÉJACULATION FÉMININE

ÉJACULATION FÉMININE

Ce terme d'éjaculation féminine pose de nombreux problèmes de définitions. La majorité de textes présents dans le magazines ou mêmes certains livres n'ont aucun fondement scientifiques ou même anatomique, il s'agit des publications commerciales dans les meilleurs des cas et dans la majeure partie des cas des publications pornographiques. Ce constant s'applique en large partie sur les nombreux sites Internet consacrés à ce sujet Nous allons distinguer deux termes : Les femmes fontaines : ce terme désignent les femmes qui manifestent durant l'excitation sexuelle une émission d'une quantité abondante d'un liquide d'une viscosité variable selon les jours du cycle et selon l'influence hormonale. L'émission de ce liquide apparaît durant l'acte sexuel et permet une lubrification adéquate du vagin. Ce liquide est blanchâtre nacré et sans odeur, il sort du vagin sous forme de gouttelette en forme de perles. L'origine de ce liquide est multiple : lubrification vaginale ( trans-sudation) , sécrétion de la glande de Bartholin et sécrétion des cellules endo-cervicales. L'éjaculation féminine est l'émission par l'urètre féminin d'une quantité de liquide pendant l'orgasme féminin. Ce liquide a été confondu longtemps avec l'urine. Des études récentes confirment que ce fluide est sécrété par les glandes para urétrales ou les glandes de Skene. Ces glandes ressemblent de point de histologiques et fonctionnelles à la prostate chez les hommes. Les études actuelles confirment ces données. Depuis le 17ème siècle, De Graaf, médecin hollandais a décrit le fonctionnement de cette prostate en l'appelant corpus glandulosum consiste « à libérer un liquide glairo-séreux qui augmente la libido de la femme, la rend plus désirable par son odeur acre et salée, et lubrifie ses parties génitales pendant le coït » . Le rôle du gynécologue américain Alexandre J.C. Skene (1838-1900) dans ce domaine reste important car il a décrit ces glandes. Ces glandes peuvent être antérieures dans 66% des femmes, et postérieures dans 10% des cas. Selon les études ces glandes sont présentes dans 70-90% des femmes. Le poids moyen de la prostate d'une femme adulte est 5,2 g (Zaviacic et al. 2000) , représente ainsi 1/5 à 1/4 du poids moyen de la prostate normale (23,7 g) d'un homme adulte. De même, l'expulsion de fluide de ce système glandulaire pendant les contractions orgasmiques a été appelée " l'éjaculation féminine" particulièrement depuis la découverte que le fluide est semblable au liquide prostatique masculin (sans les spermatozoïdes bien sûr). Point de vue sexologique : L'éjaculation féminine se fait à travers l'urètre, le conduit utilisé pour uriner, localisé à l'extérieur du vagin, entre le clitoris et les petite lèvres. Le liquide émis est à libérer glairo-séreux, son odeur est forte, acre , et son goût est salé. Ce liquide ne sert pas à la lubrification car il est émis hors du vagin, pendant l'orgasme féminin, et il arrive après une durée variable. certaines femmes décrivent un besoin intense d'uriner mais qui disparaît aussitôt après l'émission. A noter De Graaf, médecin hollandais a décrit le fonctionnement de cette prostate en l'appelant corpus glandulosum consiste « à libérer un liquide glairo-séreux qui augmente la libido de la femme, la rend plus désirable par son odeur acre et salée, et lubrifie ses parties génitales pendant le coït ». L'expulsion de fluide pendant les contractions orgasmiques a été appelée " l'éjaculation féminine" depuis la découverte que le fluide est semblable au liquide prostatique masculin (sans les spermatozoïdes bien sûr). En observant les illustrations anatomiques, on peut identifier le méat, cette orifice qui émet l'urine pendant la miction. La seule façon de stimuler ces glandes est de stimuler cet orifice. Cependant, chez certaines femmes les glandes de skene sont plus profondes, et chez 10 % des femmes ces glandes n'existent pas. Il est aussi discutable si la stimulation mécanique produit l'éjaculation, ou si l'éjaculation est conditionnée par l'orgasme. Les positions permettant de stimuler cet orifice sont la position de missionnaire, et ses variantes : femme allongée, homme agenouillé. Il est conseillé de ne pas trop insister a provoque cette éjaculation chez les jeunes femmes qui débutent leur vie sexuelle, le mouvement répété su pénis sur le méat peut provoquer une cystite appelée cystite de lune de miel.

François d'Alayrac
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samedi 2 février 2008

L’ART D’AIMER EN CHINE ANCIENNE

L’art d’aimer dans la Chine ancienne a été développé et transmis par le Taoïsme qui n’est pas une religion mais une philosophie et une science de vie, de la vie, une attitude spirituelle personnelle vécue dans les moindres instants du quotidien comme dans les moments les plus intenses. Le Taoïsme prend en compte tous les aspects de la vie et de la nature humaine. La sexualité y a donc toute sa place. 

Pour le Taoïsme, tout est sacré, rien n'existe qui ne le soit pas. Le corps et le sexe sont sacrés. Il considère que l’épanouissement sexuel représente la voie privilégiée de l’accomplissement de soi à condition d’observer les enseignements du Taoïsme, notamment en ce qui concerne l’hygiène de vie, le choix des partenaires, et une certaine attitude de respect de soi et de toute forme vie. Il transmet donc L’art d’aimer comme la voie royale de la réalisation de soi par une pratique sexuelle sublimée au niveau de l’art. Le Tao de L’art d’aimer est une branche de la médecine chinoise sans aucune implication mystique, contrairement au Tantra. Ce n’est en aucun cas une pratique ésotérique ou mystique, à la différence des arts tantriques. Outre les techniques de mieux être, les techniques de longévité, il s’agit d’abord et surtout de relier le coeur au corps, le sexe au coeur afin d’atteindre la globalité de son individu, autour de quelques principes essentiels : maîtrise de l’excitation sexuelle, contrôle de l’éjaculation, et surtout importance essentielle du plaisir de la femme.

Une grande partie des maux personnels et collectifs tels que la violence, ou les conduites d’auto destruction sont dus à l’incapacité de l’homme et de la femme à parvenir à l’harmonie fondamentale du Yin et du Yang. Cette conception n’est simpliste qu’en apparence, le Taoïsme ne relève d’aucun formalisme, ne requiert ni temple ni Eglise, seulement une certaine qualité de présence à soi-même, une authenticité qui va permettre de nouer des relations harmonieuses avec les autres. Le Tao de L’art d’aimer n’est donc pas un simple livre de recettes sexuelles mais un véritable chemin de vie vers l’épanouissement personnel, totalement impliqué dans les mouvements et phénomènes de l’Univers. Il invite le lecteur à s’engager dans une voie d’expérimentation, de mise en oeuvre des principes qu’il développe.

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Dans la Chine impériale d'avant la conquête mandchoue, on se rend rapidement compte que la sexualité faisait partie intégrante de la société, de la littérature, de l'art pictographique, de la médecine et même, dans une certaine mesure, de la philosophie classique puisqu'elle entrait, pour une bonne part, dans les pratiques taoïstes liées à l'art de la longue vie et à la recherche de l'immortalité. La sexualité, débarrassée des interdits tardifs, était simplement perçue comme l'une des activités humaines essentielles permettant le plein épanouissement de l'individu dans la société. La société chinoise traditionnelle demeurait donc très libérale en ce qui est de la sexualité sous ses aspects les plus divers à l'exception d'un interdit majeur considéré comme un crime inhumain sanctionné par la peine de mort : l'inceste.

Si les Bouddhistes pouvaient émettre quelques restrictions à cette conception très naturiste de la vie, Taoïstes et Confucianistes étaient par contre, et pour une fois, en accord avec ce principe.Les Confucianistes considéraient, en effet, que l'harmonie familiale, donc du couple, était à la base de l'harmonie de l'empire. Cela avait même une implication politique. Le bon équilibre physique, énergétique, psychique et magique de l'empereur lui-même était lié à l'accomplissement de sa sexualité. De plus la procréation d'une descendance permettant d'entretenir, au travers des multiples générations, le culte des ancêtres, fondement du rituel (Li), la sexualité ne pouvait que trouver une place importante dans la hiérarchie des valeurs privées sinon publiques.

Pour les les uns comme pour les autres, l’homosexualité masculine et féminine ne posait aucun problème.

Le sexe, comme toutes les choses naturelles de la vie, occupe donc une place importante dans la philosophie taoïste. Ecrits avec beaucoup de réalisme, les textes chinois anciens décrivent l'acte sexuel et toutes ses variantes, sans aucune censure, mais avec des images td’une poésie finement ciselée. L'Art d'Aimer explique au lecteur comment économiser son énergie vitale, pour, entre autres, le plus grand plaisir de sa partenaire. Ce livre, en effet, doit en grande partie d'exister au souci qu'avaient les anciens Chinois de la satisfaction de la femme. On parle alors de la Communion du Yin et du Yang dans l'union des sexes opposés mais complémentaires, du principe masculin et du principe féminin portés par l'homme et par la femme.

Cette complémentarité du yin et du yang se manifeste avec le plus vif éclat dans l’union sexuelle, source de vie, facteur d'épanouissement. La continence et le renoncement absolus étant fondamentalement contraires aux lois naturelles.
   
Il est fondé sur les trois principes essentiels suivants ;
    
Le contrôle de l'éjaculation
Le fait qu’éjaculation et orgasme ne sont pas une seule et même chose 
L'importance de l'orgasme féminin

Les dialoques entre l'empereur Houang-ti et sa préceptrice Sou-nu (environ 3000 an avant J.C) expliquent clairement tous les grands mystères de l’union sexuelle et les différentes techniques coïtales. En voici quelques extraits.
    
La profondeur des pénétrations

- Houang-ti
"Dans la communion de l'homme et de la femme, si l'homme ne sait pas régler correctement la profondeur de la pénétration, il ne pourra en moissonner le maximum de bienfaits. Je veux que tu me parles en détail de cela."

- Sou-nu
"Il faut que l'homme observe quel est le besoin de sa compagne et épargne en même temps le King (sa semence) qu'il ne doit jamais répandre d'une façon inconséquente. D'abord, il frotte ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer afin qu'elles tiennent fermement sa "tige de jade" ; puis il utilise la méthode "une neuvaine peu profonde et une poussée profonde". Plus longtemps il continuera de porter ses coups, plus ses partenaires en auront du plaisir Les mouvements ne doivent être ni trop rapides ni trop lents. Il doit aussi veiller à ne pas pousser trop avant sans frein car il pourrait blesser sa partenaire. Il peut essayer plusieurs poussées sur la 'corde du luth', puis quelques coups vigoureux contre les 'dents de la châtaigne d'eau'. Quand la femme atteint le faîte du plaisir, elle serre inconsciemment la mâchoire. Elle transpire et sa respiration s'accélère. Ses yeux sont alors fermés et son visage devient brûlant. Sa vulve s'ouvre grand et ses sécrétions coulent sans contrainte. A cela, l'homme voit qu'elle éprouve un plaisir immense. Votre majesté doit également savoir que huit noms désignent les différentes profondeurs du vagin. On les appelle les 'huit vallées' : La Corde du Lut (2,5 cm) - Les dents de la châtaigne d'eau (5 cm) - Le Ruisselet (7,5 cm) - La Perle Noire (10 cm) - Le Propre de la Vallée (12,5 cm) - La Chambre Profonde (15 cm) - La Porte Intérieure (17,5 cm) - Le Pôle Nord (20 cm)"

- Houang-ti
"Qu'est-ce que la méthode de la 'neuvaine peu profonde et une poussée profonde' ?"

- Sou-nu
"Cela veut simplement dire que l'on porte neuf coups en surface suivis d'un coup profond. Chaque coup doit être coordonné avec la respiration."

L'orgasme de la femme
- Houang-ti
"A quoi l'homme reconnaît-il que la femme atteint l'orgasme ?"

- Sou-nu
"Il y a cinq signes, cinq désirs et dix indications. L'homme doit observer ces signes et agir en conséquence. 1° : Son visage rougit et ses oreilles sont chaudes. Ceci montre que son esprit est agité à l'idée du contact amoureux. L'homme peut alors commencer l'acte avec douceur, comme en jouant, il la pénètrera très peu profondément et attendra pour observer ses réactions. Son nez s'humecte de transpiration et les bouts de ses seins durcissent. Cela signifie que le feu de son désir s'est intensifié. Le 'pic de jade' peut maintenant s'introduire jusqu'au 'val profond' mais pas plus avant. l'homme doit attendre que le désir de la femme soit plus ardent avant de pénétrer d'avantage. 3° : Lorsque sa voix devient rauque comme si sa gorge était sèche, son désir s'est accru. Elle a les yeux clos, sa langue est visible et on peut l'entendre haleter. A ce moment la 'tige de jade' de l'homme peut se mouvoir librement. Leur communion s'oriente vers l'extase. 4° : Sa 'perle rouge' se fait glissante et le feu de son désir approche de son zénith ; à chaque mouvement de l'homme ruissellent ses fluides. La 'tige de jade' de l'homme touche légèrement la 'vallée de la dent de la châtaigne d'eau'. Puis il peut porter ses coups en alternant un à droite et un à gauche, un lent et un rapide, ou comme bon lui semblera. 5° : Quand ses 'lotus dorés' se soulèvent bien haut de façon à enserrer l'homme, l'embrasement de son désir a atteint son degré le plus fort. Elle lui entoure la taille de ses jambes, et de ses deux mains le tient par les épaules et le dos. Sa langue est toujours visible. Ces signes indiquent à l'homme qu'il doit maintenant porter ses coups plus profondément dans la 'vallée de la chambre profonde'. Ces coups profonds lui feront ressentir dans tout son corps une satisfaction totale."

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lundi 4 février 2008

DE LA GROSSEUR DE L’OBJET

La grosseur de l’objet a toujours été un sujet d’inquiétude chez les mâles de l’espèce humaine. Je dirais même que ça les obsède jusqu’à l’angoisse existentielle. Certains en sont devenus incapables d’une sexualité normale et satisfaisant, voire complètement impuissants.

Dès lors que le jeune garçon est confronté, la plupart du temps dans des vestiaires sportifs, aux autres, il ne peut s’empêcher de comparer son pénis à celui de ses congénères. Et là, il s’aperçoit que la nature masculine est d’une inégalité absolue. Il en est de toutes tailles et de toutes formes. Il se demande alors dans quelle catégorie il se situe. Et mis à part les vraiment très généreusement membrés, la majorité des autres, se situent dans la moyenne nationale, et c’est bien là leur drame. Ils rêvent d’en avoir une énorme, persuadés que l’efficacité de l’outil est lié à sa grosseur, ce qui évident n’a aucun rapport.

Il va alors redouter d’affronter le regard des filles, craignant de leur paraître ridicule et d’hypothétiques sarcasmes. Et si celles - ci n’en disent rien, c’est que, naturellement, elle est gentille mais qu’elle n’en pense pas moins. Ainsi fonctionne l’esprit masculin. Il semble bien pourtant que nos petites camarades d’étreintes s’en soucient comme d’une guigne. C’est vraiment un problème exclusivement masculin. Alors, pour rassurer tous ceux  et amuser sans doute toutes celles qui me liront, je vais m’en référer au “Sublime discours de la Fille Candide”, manuel antique d’érotologie chinoise qui rapporte le dialogue entre ladite jeune fille et l’Empereur de Chine.

L’Empereur demanda :

- Pourquoi ces différences de taille, de grosseur et de dureté du trésor viril?

La Fille Candide :

- Il es est de la variété des formes dont nous sommes doués comme du visage particulier à chacun. Les différences de grosseur, de longueur, de consistance font partie de dispositions naturelles que nous partageons. C’est pourquoi un homme de petite taille peut l’avoir mâle, un gars corpulent l’avoir mou et ratatiné. Certains en ont de quoi remplir un char, ou tout au moins de quoi avoir des prétentions, et d’autres l’ont noueux et musclé, mais sans que cela nuise à ce qui importe dans les rapports sexuels.

L’Empereur demanda :
- En longueur, grosseur et consistance, ils sont tous différents, ces petits messieurs, mais cela fait - il aussi une différence dans l’art de jouir des rapports sexuels?

La Fille Candide répondit :

- La variations des formes dont nous sommes dotés, les différences de longueur et de grosseur, relèvent de l’aspect extérieur. Tirer jouissance des rapports sexuels met en jeu les sentiment intérieurs. Si l’on s’attache par l’amour et le respect, si l’on s’appuie sur des sentiments vrais, qu’importe sa longueur ou sa grosseur?

L’Empereur demanda :

- Y _ t - il aussi des différences de consistance.

La Fille Candide répondit :

- Gros et grand, mou et faible, il ne vaut pas un membre petit et court, mais ferme et dur. Ferme et dur mais grossier et brutal, il ne vaut pas le faiblard et mou de celui  qui se montre doux et prévenant. Pouvoir atteindre en cette matière l’idéal du Juste Milieu serait en épuiser toute la beauté et toute la bonté.

L’Empereur demanda :

- Des hommes de savoir qui vivent hors du monde savent se servir d’aphrodisiaques pour l’agrandir s’il est petit, pour le raffermir s’il est mou. Faut - il craindre de funestes conséquences ou en attendre une aide bénéfique dans la conduite de l’acte charnel?

La Fille Candide répondit :

- Si les sentiments des partenaires s’accordent, la circulation des souffles se fera sans obstacle et ce qui était court et petit s’allongera et grossira de lui - même, ce qui était mou et faible se raffermira et durcira. Les hommes de savoir qui possèdent la Voie le peuvent. Aussi connaissent - ils l’art de nourrir la vie en prenant autant de femmes qu’ils veulent sans faiblir. Ainsi renforcent - ils leur yang au moyen du yin. par le contrôle de leurs inspirations et de leurs expirations, l’emprunt d’eau pour réduire leur feu, ils maintiennent leur trésor véritable ferme toute une nuit sans rien répandre.
Si on utilise un aphrodisiaque aux cinq minéraux ou une prescription calorifique à base de rognons de chien de mer, brûlant à vide, la flamme interne assèche le vrai yang. LEs dégâts ne sont pas négligeables.

L’Empereur demanda :

- Ne serait - il pas interdit même à ceux qui possèdent l’art de nourrir la vie?

La Fille Candide répondit :

- Lorsque le souffle circule, on s’unit quand approche le temps de le faire. On s’arrête au moment voulu. On ne se donne qu’à la mesure de ses forces. Le reste n’est que contraintes et égarements, qui mèneraient à la ruine et au délabrement même ceux qui pratiquent l’art de la longue vie. “Mieux vaut dormir seul une nuit que prendre des drogues trois matins de suite.” Telle était la mise en garde des sages d’autrefois.

Et enfin, pour vous les filles :

L’Empereur demanda :

- Pourquoi y - a - t - il chez la femme, concernant sa porte de jade, la distinction entre haute, moyenne et basse?

La Fille Candide répondit :

- La beauté de l’entrée du vagin ne réside pas dans sa situation mais dans son utilisation. Haute, moyenne ou basse, chacune présente des avantages qui lui sont propres. L’important est d’en faire l’usage qui s’offre. La moyenne convient en toute saison et ne présente d’inconvénient dans aucune position. L’impartialité du milieu la rend précieuse. La haute est mieux adaptée à l’hiver. L’homme peur se coucher sur elle, sous l’édredon brodé du lit. La basse convient à l’été. C’est que sur le banc de pierre, à l’ombre des bambous, il peut chercher le feu de l’autre côté des collines. Voilà ce qui est savoir monter la femme et se servir de son outil.

In Le sublime discours de la jeune fille candide,
traduit et présenté par André Lévy, Edts Philippe Picquier


Voilà, je n’irai pas plus loin dans les commentaires. A vous d’en tirer vos propres conclusions. Je crois qu’il y a matière, non?

François d’Alayrac - février 2008

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vendredi 25 avril 2008

LE TAOÏSME ET LE SEXE

La société traditionnelle chinoise ne fut pas davantage libérée sexuellement que les sociétés occidentales qui lui étaient contemporaines. Y parler de sexe ne se faisait pas. Cet interdit s’appliquait évidemment aux femmes dans toute sa rigueur. Une épouse bien née et bien élevée ne devait jamais exprimer à son époux son envie de faire l’amour, à moins d’être une renarde, créature maléfique parmi toute. Gare  à celui qui lui tombait entre les pattes! Une mort rapide lui était assurée par excès de sexe. A contrario, la femme était soumise, et sans discussion possible, à tous les désirs de son mari. Son devoir de réserve et d’obéissance s’étendait jusque dans la chambre conjugale. Elle ne pouvait que la seule responsable des dysfonctionnements sexuels du couple. Et son époux était - il impuissant ou éjaculateur précoce? C’était à cause d’elle, mauvaise épouse qu’elle était! En Chine comme ailleurs, la pauvre était responsable de tous les malheurs du monde. Situation enviable s’il en fut! Les choses changèrent avec Mao et sa bande des quatre. Mais elles ne s’améliorèrent pas pour autant. en ces temps là, en effet, le désir, le plaisir, l’amour étaient des valeurs bourgeoises, féodales, contre révolutionnaires. Le prolétaire radieux ne pouvait y gaspiller une énergie toute entière dévouée à la lumineuse révolution de “l’homme nouveau”. On sait bien ce qu’il en advint. Notons qu’en dehors de leurs prêches qui valaient ceux de nos curés, rabbins et autres talibans, Le Grand Timonier chassait la pucelle et sa chère femme se roulait dans une fange sexuelle sans limite, à l’instar des impératrices Wu et Tseu Hi. Depuis, certes, la situation évolue, grâce à l’indépendance économique de la femme. mais comme en Occident, il s’agit bien plus d’un combat pour le pouvoir que d’une véritable évolution menant à l’égalité et à l’harmonie entre l’un et l’autre.

La civilisation classique chinoise fut donc toute aussi restrictive et puritaine que le judéo - christianisme. Cependant, c’est tout de même en Chine que naquit une philosophie d’esprit libertaire, pluri millénaire mais toujours d’une modernité étonnante, le Taoïsme. Ce n’est pas une philosophie se satisfaisant de pures vues de l’esprit, mais concrète, pragmatique, basée essentiellement sur l’observation attentive de la Nature et de ses phénomènes. Elle se préoccupe de tout ce qui fait la Vie, l’Humain, sans jamais ne rien négliger.

Elle s’articule autour de huit principes appelés les Huit piliers ou Pa koua, à savoir ,a philosophie, la revitalisation, la diététique, la médecine, la pharmacopée, le succès, la maîtrise, et enfin la sagesse sexuelle. On entrevoit déjà la place que le sexe y occupe. il n’est évidemment pas question de tous les développer ici. Retenons seulement qu’ils forment un ensemble indivisible de pensées et de pratiques dont le seul et unique but est le bien être et le développement de l’homme total, j’entends par là, l’homme dans ses dimensions physique, énergétique, psychique et spirituelle. Mon propos ne concernera que le pilier de la sagesse sexuelle dont l’application représente la véritable révolution sexuelle que tant sont aller chercher et cherchent encore en vain, au delà de la notion de péché originel mais sous la coupe névrotique et névrosante de Freud et de la psychanalyse.

Les premiers Sages taoïstes furent des médecins qui ne pouvaient concevoir la santé, la maladie et le soin que de manière globale. Ils se sont donc penchés sur la sexualité en l’incluant naturellement dans les pratiques d’hygiène vitale. Et pour eux, il ne peut y avoir de saine sexualité sans hygiène de vie globale, au hasard une alimentation équilibrée et la pratique d’une gymnastique de santé tel que le Taï chi ou le Gi gong.

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Axiome de base, toute velléité de chasteté, de continence est contre nature. Les anciens Taoïstes avaient constaté que le sexe omniprésent dans la Nature en était l’énergie fondatrice, la source même de toute Vie, la Vie elle - même. On ne peut donc jeter d’opprobe ou d’anathème sur ce phénomène naturel. Jamais moraliste ou moralisateur, le Taoïsme ne condamne rien des jeux sexuels qui se déroulent dans la Nature. Ainsi ne rejette - t- il pas, par exemple, l’homosexualité ou la masturbation, largement répandues dans le règne animal, du moins chez les grands mammifères. Il n’a d’autre morale, d’autre éthique que celles de la Nature, les seules qui ne varient ni avec le temps ni avec le lieu, intemporelles, universelles. Au contraire des règles humaines, à géométrie variable selon comme le vent souffle.

Le sexe occupe donc une place importante dans la philosophie taoïste. Les traités sexuels sont nombreux et certains sont fort anciens. Ils décrivent l’acte sexuel dans toutes ses variantes avec une infinie poésie et sans pudibonderie aucune. Quoique très fleuries, leurs descriptions sont très réalistes, très explicatives, soutenue par une riche iconographie. Ils demeurent près du lit conjugal pour que l’on puisse les consulter, que les plus ignorants puissent s’initier, les plus pudiques s’enhardir, les moins imaginatifs y trouver des idées. Malgré le puritanisme ambiant, ils sont fort répandus et lus dans la bonne société chinoise et ils font partie des jeux amoureux du couple. Tout à fait pratiques, ils s’adressent autant à l’homme qu’à la femme. Ils font, du reste, partie du trousseau de la jeune épousée. Loin de tout esprit de performance et, à ma connaissance, de toutes les prouesses gymniques du Kama soutra indien, ils traitent de la meilleure façon de faire l’amour, de se donner du plaisir en faisant durer l’acte sexuel, d’avoir une descendance, de conserver un bon équilibre général.

C’est ainsi que se développa au cours des siècles, une véritable culture sexuelle, culture sexuelle au sens intellectuel du terme, culture sexuelle dans le sens de découverte et de développement de soi, culture sexuelle qui s’appuie sur les principes suivants :

L’énergie sexuelle est notre énergie de base.
Le sperme et l’ovule sont l’entrepôt de cette énergie.
La relation, sexuelle contribue à entretenir l’équilibre entre le yin et le yang.
Elle ne peut être de bonne qualité sans une alimentation saine, un exercice physique suffisant mais sans excès
L’activité sexuelle doit être basée sur l’amour. Sans amour elle peut être nuisible.
Toute activité sexuelle doit se dérouler de façon vertueuse, c’est à dire sans instinct de domination, de possession de l’autre mais dans une parfaite égalité entre les partenaires dans le partage du désir et du plaisir.


Une vie sexuelle active et satisfaisante est une composante essentielle de santé globale et  elle est garante de longévité. La frustration sexuelle ne peut qu’entrainer toutes sortes de maux. Et Freud qui croyait avoir tout découvert! La pratique sexuelle fait partie de la Nature. Elle est conforme à ses lois. Désir et jouissance sont le fondement de la Vie en général et humaine en particulier. Nul ne peut s’en priver ou en être priver sans dommage. Faire l’amour est une condition sine qua non de l’équilibre et de l’harmonie individuels et entre les individus. Faites l’amour pas la guerre, le slogan bien connu des hippies est en fait un principe taoïste!

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Bien avant les découvertes des modernes neuro - sciences et de la psychologie, les Taoïstes, par une simple mais attentive observation en étaient arrivés aux mêmes conclusions. Se préoccuper de sexualité, c’est se mettre à l’écoute de l’être humain dans toute sa complexité, envisager toutes ses difficultés à vivre, ses angoisses, sa souffrance. Car la sexualité est le fondement et le moteur de toute vie. C’est l’énergie qui en assure l’apparition, le développement, c’est l’énergie de toutes nos potentialités d’épanouissement, d’aptitude au plaisir, de notre capacité à être libre, à nous transcender. C’est la seule énergie, mais quelle énergie!, dont nous disposons pour simplement être capables d’aimer l’autre et pour accepter d’être aimé de l’autre. Le Taoïsme, et à juste raison, en a même fait une énergie auto curatrice puisqu’il recommande même de faire l’amour lorsque l’on est malade. Il a ainsi codifié les positions curatives spécifiques à telle ou telle pathologie. Cela peut faire sourire, mais... Mais quand on veut bien connaître et reconnaître le lien entre le corps et l’esprit... En langage moderne cela s’appelle de la psycho - somatique. A condition de respecter les enseignements, finalement simples, taoïstes d’hygiène de vie, le choix des partenaires, d’observer un parfait respect de soi et des autres, l’épanouissement sexuel est la voie royale, accessible à tous, d’accomplissement de soi.

L’art d’aimer chinois n’existerait certainement pas sans le souci constant qu’il a du plaisir féminin. Tous ces textes merveilleusement ciselés n’auraient jamais été écrits. Et le Taoïsme amorce par là sa révolution sexuelle. En effet, la femme n’y est plus considérée comme un objet du plaisir mâle, elle nest plus cette pauvre chose soumise et passive. Au contraire, elle est actrice dans l’acte sexuel à l’égal de l’homme. Elle occupe, par nature et nécessairement, un rôle prépondérant en matière de sexe.

C’est dire quelle place le Taoïsme lui reconnaissait au sein de l’univers, dans la société, dans la famille, dans le couple. Il y a plusieurs millénaires, la question de l’égalité des sexes ne se posait même pas tant elle était déjà une évidence pour ces vieux Sages.

Au contraire, les Taoïstes considéraient la femme comme sexuellement supérieure à l’homme. Les manuels sexuels mettent en exergue l’inépuisable source d’énergie qu’elle est. Naturellement - poly orgasmique, ses possibilités de jouissance sont illimitées alors que l’homme, une fois qu’il a éjaculé perd toute sa puissance. La femme, elle, n’a aucun besoin de temps de récupération entre deux orgasmes. Elle ne subit aucune déperdition d’énergie. En puisant à cette source, l’homme se régénère et accroît sa propre énergie jusqu’à en devenir, nous assurent les anciens Maîtres, immortel. Au delà de cette anecdote, l’homme peut devenir lui aussi multi - orgasmique. Mais ceci fera l’objet d’une autre page sur ce blog.

Pour conclure, je ne suis pas loin, quant à moi, de penser que les Taoïstes avaient une conception matriarcale de la société tant ils reconnaissaient à la femme non seulement un rôle prépondérant, mais aussi d’initiatrice. L’Empereur jaune lui - même, premier et mythique souverain - fondateur de l’empire, fut initié aux arcanes de la sexualité par une femme, la Jeune fille candide. La femme, centre de la vie sexuelle et de tout ce qui en découle, est le pivot de la vie qu’elle conçoit, porte et met au monde, protège tout au long de sa croissance jusqu’à sa maturité. Mais allons plus loin encore. C’est par elle que se réalise la grande alchimie universelle, le grand œuvre de la transcendance du Yin et du Yang dans une union sexuelle parfaite qui correspond à celle du ciel et de la terre dont sont issus les dix mille êtres. Elle est la pierre philosophale par laquelle l’homme peut transformer son plomb en or dans une vision cosmologique des phénomènes humains dont elle est le l’indispensable catalyseur.














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