Nexus / Sexus

Éros est un dieu libertin et anar qui prend plaisir à semer le désordre dans le coeur des hommes, se jouant de leurs lois pour n'en respecter qu'une seule, celle de l'Amour et du Sexe, cette grande force créatrice dont il est question ici.

mardi 28 mars 2006

LES AMANTS ENDORMIS

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LES AMANTS ENDORMIS

Toute la nuit, il leur a poussé des ailes.
Maintenant ils dorment.
Et je vous jure bien qu'ils sont beaux.

Beaux de fragilité autant que de force,
D'étrange légèreté, alourdis qu'ils sont,
Dans cette nudité abandonnée à la tiédeur d'un sommeil d'amants,
D'amants apaisés,
D'amants épuisés de trop de chaleurs échangées,
De trop de caresses dans tous les sens, d'étreintes et de baisers,
De semence de l'autre récoltée par chacun en lui - même,
La main sur l'autre, posée là, comme pour protéger l'innocence
Du parfait sexe jumeau pareil au sien.

De tous les muscles de leurs jambes démêlées,
Ils ont largué les amarres loin du vulgaire
Toujours rapide au rire excrémentiel
Quand il lapide par l'ordure du mépris et de l'insulte.
mais ces deux là se sont aimés, s'aiment et s'aimeront.
Envers et contre tout et malgré tout.

Et moi, je vous le jure,
Ils sont beaux.

Parce qu'ils se désirent, parce qu'ils s'aiment,
Parce que du désir ils ont fait naître l'amour.
Comme de la graine naît la fleur.
Et cela est rare. Et cela est précieux.

Et pour cela,
Je vous le jure,
Ils sont beaux.

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lundi 5 février 2007

COMME UNE AVANCE

COMME UNE AVANCE

Comme une avance sur un printemps
Elle se pavane au pied du lit
Dans un streap tease qui en promet,
Chatte en chaleur pour m’allumer.

C’est sur son cul mis en vitrine
Qui m’illumine sous les bougies
Que je viens perdre ma salive
Quand elle me branle entre ses seins.

Ma bouche posée sur la ventouse
Du mouillé rond de son pelage,
J’y prends langue entre ses cuisses
Où je me saoule de ses odeurs.

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Chevilles nouées sur mes épaules,
Elle s’écartèle, elle s’impatiente,
La conque ouverte entre ses doigts
Sous ma lame qui se retient.

Quand je poignarde jusqu’à la garde
Son sexe blond reconnaissant
Qui  pleure ses larmes sous le gazon
Elle feule de joie et de plaisir

Et, part en vrille dans un soupir
Qui laisse filer le flot épais
De cet orage qui l’engloutit
Et la renverse dans ses sursauts.

Ses yeux reviennent. Je la défie.
“Maintenant, à toi, baise - moi,
Comme une femelle un homme au corps.
Pour le faire jouir, à en mourir.”

Son seul désir : me posséder,
Sucer ma force, boire ma semence.
Sa bouche se colle à ma racine.
Première jouissance qui me cisaille.

J’explose, je gicle et je l’inonde
Jusqu’à mon cri qui la transperce
Dans son coulis de haut fourneau.
Je fonds, sur sa  langue qui m’absorbe.

Sa main persiste. Je laisse aller.
Je suis noyé et je demeure.
La nuit descend sur ses paupières.
Elle se repose sur mon orgasme.

Comme un œil blessé sans sa pupille
Sa vulve ouverte me dévisage.
Dans ses griffures sur ma poitrine,
Je commence à l’aimer, je crois.

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DIEU EST UN GÉNIE

DIEU EST UN GÉNIE

Dieu est un génie universel
Beethoven est son prophète.
Toi, tu arrives du bout des horizons
Et tu vas jouir sous ma caresse.

Je veux t’aimer, ce soir,
Infiniment lentement,
Dans mon ambivalence,
Ce féminin qui nous assemble.

Dans un désir de singulier,
Si mon sexe me fait homme
Ma main elle est femelle
Et ma bouche sans violence.

Sous l’eau qui filtre sur tes seins
Mes lèvres te tissent de la jouissance
De chair à chair, sans trait d’union,
Dans l’haleine bleue de ton frisson.

Sur ton diamant au bas du ventre
Je règle sans hâte mon doigté
Au cuisant de ta chanson charnelle
Qui m’allonge tous ses arpèges.

J’ai mon reflet entre tes cuisses,
Où un miroir sans impatience
Puise à son ouverture en V
L’odeur profonde qui s’y déverse.

Quand tu implores ma griffure,
Je ne te marque du bout des ongles
Que d’une mouette qui se dénude
Au vent qui va s’en emparer.

Comme un poison qui se répand
Pour te saouler jusqu’à la déraison
Dans ce malaise qui te tourmente
J’aiguise une aile de migrateur.

Dans le final de la neuvième
L’oiseau sacré du feu  invitatoire
Qui te chavire dans ses répons
Couvre ton cri de louve en rut.

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Trouble jusque dans ma laitance,
Moi je mourrais du sentiment
D’être une femme dans l’abandon
Mise à la voile sous la musique.

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LA LUNE NUE

LA LUNE NUE

Ce soir quand ton rucher exsude sa joie,
La Lune nue dans sa guépière
Me monte à cru au coin des lèvres.

Quand je t’embrasse dans les genoux, 
C’est sans façon que tu me roules,
Comme un tabac entre tes jambes.

Ton but ce soir, n’est pas de jouir.
Me faire l’amour tout simplement,
Dans l’impatience qui prend son temps.

Tu as le ventre déjà prêt et le soleil
Entre les cuisses à immoler
Quand c’est mon axe qui mouille d’automne.

Mes doigts saluent à chat perché
Sous la dentelle qui les dévoile
Tes seins pointus qui m’exaspèrent.

C’est là que j’en déchire le Ciel avec les dents
Pour lire, comme une étoile face à la nuit,
Au fond fleuri de ta culotte le féminin qui me pénètre.

Dans la blondeur mûre de ton sexe
J’en ai la bouche pleine et ravie
D’un champ d’avoine après la pluie.

Et je m’y perds dans tes eaux vives
Qui ne sont pas de Givenchy
Mais qui m’agrafent de leurs virgules.

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C’est un aria de violoncelle
Qui  se proroge à perdre haleine
Que tu me chantes sous le nombril.

Dans la fleur sombre de tes fesses
Je nous épèle une orange crue,
Rêve suintant où tu m’appelles.

Quand tu te plantes enfin sur mon sorbier,
Tu me supplies de te baiser
Pour te faire jouir à en mourir.

C’est moi qui meurs sous tes bourrades.
Toi, tu me délires un crescendo
Sous ma jouissance qui te recouvre.

Après l’amour, un son d’averse.
Entre tes hanches respirantes
Mon corps lassé va s’endormir.

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lundi 12 février 2007

SONATE D’ATTENTE

SONATE D’ATTENTE

Elle l’attend, mouillée dans son envie de lui
Aux quatre veines de pleine haleine,
A demi vêtue, tressant déjà sous sa jupe
Les vents ouverts qui lui roulent des galets.

Elle rêve,

A cet homme infiniment doux et tendre,
Jusqu’à la féminité dans sa virilité,
Quand il la prend sans la blesser,
A la force sans violence de son sang,

A l’étrange labyrinthe qu’est son corps
Où elle s’invente un septième ciel,
A ses épaules où elle le griffe,
A la frisure sous les aisselles où elle le mord.

Elle ne respire jamais mieux
Que dans la chaleur moite de son aine,
Que dans le boisé sucré salé de ses sueurs,
Que sous son regard perdu quand il ne la voit plus.

Elle rêve et elle se rappelle,

Résonnante de ses caresses qui la froissent
Dans ses dentelles qui en frissonnent
Sous le délié de ses doigts qui s’égarent,
De ses lèvres souples qui la parcourent.

Le soyeux urticant de son membre
Quand elle se fait des dents d’agneau,
Pour boire sur sa poitrine inondée
Les coulures de sa semence amère et douce.

Elle rêve et elle l’appelle,

Quand donc sa peau contre ses seins,
Comme un appel au feu qui la soulève
Pour qu’elle le baise fortissimo,
Entre ses fesses mises au mouillage?

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Dans l’urgence qui se lève et la ravage
Le sentir la déclore sans hâte
Quand il coulisse son sexe dur,
Tige riche de promesses de floraisons,

L’y faire gicler pour solde de jouissance
Un jus d’amour qui la brûlera de déchirure,
Dans ce premier orgasme d’après midi,
Bouquet final du ressac de ses reins.

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mardi 6 mars 2007

L’OCÉANE

Toi, lorsque le temps est à l’amour,
Et le vent dans ta voilure
T’as l’océan en bas du ventre,
Et sous ta jupe,
Dans la mouillure,
Tu appareilles pour le grand large.

Tu fais l’amour avec la vague
Entre les bras d’un chien de mer
Qui fait ses dents
A aiguiser tes seins.

Tu humes le vent sous les aisselles
De ce grand fauve
Qui te possède
Et que tu domptes
A la mouillure de tes cuisses.

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En remontant dans ton bassin
Il suit ta houle et s’insinue
De sel et d’algues jusqu'à ta bouche
En s’enroulant entre tes hanches
Où tu respires
Tout son désir à marée haute.

Quand le soleil se saigne à l’horizon
Et dans ton cri qui en jaillit
Tu coules à pic dans le ressac
Pour t’échouer sur son rivage
Où tu attends
Qu’il se déverse entre tes flancs
Pour en rouler comme un galet
Sous le sable qui te submerge.

T’as fait l’amour avec la mer
Et sur ton drap tissé de ciel
Reste l’écume de tes désirs.











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lundi 19 mars 2007

LA LETTRE

Je pense à toi.

Je laisse aller,
Nue sur mon lit,
Le long baiser de ton absence
Qui se déploie
Entre mes hanches.

Envie de toi.
Entre mes cuisses.
Sous la dentelle,
Je t’adresse ces mots d’amour
Ces mots d’amour et de désir.

Je t’aime.
Je te veux,
Toi, ta bouche, tes mains,
Ton membre.
Mon amour,

J’écris sur mes courbes,
Et pour toi,
J’en mouille de ton nom
Comme un phallus dressé.
Oh, toi, mon amant!

Dans le sens du frisson
Mes doigts courent, volent,
Tracent sur ma peau,
Dans ma toison
Les idéogrammes du vent.

Sur mon corps,
Mes mains
Te cherchent, te dessinent.
Tu es là en moi
Profond, profond.

Prends - moi,
Je suis à toi!
Jusqu’à la déchirure.
Ma caresse est toi.
Baise - moi enfin!

Je sens monter
Du creux de mon sexe
Dans mon ventre, mes reins,
Mes seins,
La jouissance
Qui m’inonde jusqu’aux cheveux.

Doigts

Et le plaisir me mord,
Au vide de toi.
Je te hurle.
Douleur du manque de toi.
Quand donc reviendras - tu?

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L’ÉTERNEL

Toi,
Toi, l’Amant,
Avec ta bouche de mots humides
Et tes mains folles à me délier,

Viens.

Viens t’allonger sur moi,
Comme un grand oiseau sur sa proie!

Envie de toi,

De ton poids sur mon corps,
De ta nudité d’homme sur ma peau,
De ton souffle sur mes seins,
De ton bassin entre mes hanches,
Et  sous la frisure entre mes cuisses
De cette tige d’acier en fusion.

Tu m’enlaces,
Tu m’emmènes,
Tu m’emportes.

Prends - moi.

Nuit_de_juillet1

Tu plantes un arbre dans mon jardin
Et c’est la joie de vivre dans mon mitan.

Je danse,
Les pieds nus dans la braise sur tes reins.

Sans chercher à comprendre, je suis heureuse.
Heureuse.
Je n’ai plus de mémoire.

Et voilà que ça monte, ça monte.
Tu le sens et tu jouis en me hurlant.
C’est le signal attendu.

Enfin.

Je me délivre.
Et c’est le ciel de juillet sur le givre de janvier
Quand nos jouissances se mélangent dans mon sexe.

Orgues et voluptés
Ta tête sur ma poitrine
Mes mains dans tes cheveux.

Mon Éternel,

Je t’aime.

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JEU CRUEL

Mon cher amour  de pure folie,
En me prenant entre vos bras
Vous tremblerez, je vous le dis.

Vous frémirez sous vos paupières
De ces frissons
Dont  le froid brûle dans vos entrailles
Mises en charpie.

Entre mes dents sans complaisance
Qui vous tenaillent le fond seins
Vous gémirez sous la fessé mes orties.

Comme un loup couvrant sa louve
Dans le taillis de sa dentelle
J’écorcherai vos rêves à vif.

Sous le feuillu entre vos cuisses,
Dans l’impatience qui le déchire,
Vous attendrez ma lame aiguë.

Et dans  le feu
Qui vous tourmente entre les hanches comme un rasoir
Mise au supplice, vous chanterez.

A_la_Terre1___copie

Dans vos pelures de chair, de peau
Vous saignerez avec délices
De ces aiguilles qui vous décousent.

Vous céderez,  je vous le dis, à ce plaisir!
Et malgré vous,
Vous hurlerez que vous mourez.

Petite sœur de la passion
Si vous pleurez jusqu’à l’orgasme,
En vous baisant par innocence
Je vous dirai n’importe quoi
En vous giclant entre les lèvres.

C’est bien le moins que je vous dois

Que de mourir

Sur votre bouche.

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samedi 16 juin 2007

ATTENTE

ATTENTE

Un rêve est né.
D’arrière saison.
D’amour in blue.

Je n’ai pas d’autre jeu
Que l’attente.
Femme amère et douce.

Tout est en elle.
Spontanément
L’instinct brut du plaisir.

Lumineuse et  fière
De son architecture d’éclatante santé,
De la force radieuse de ses hanches,

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Simple et grande
Par son aisance au jeu impudique
Du couple puissant de ses cuisses.

Bel animal de chair ferme
Et qui bronche sous le joug.
En qui tout respire librement dans le sexe.

Mon égale parfaite,
Reflet et miroir, écho
Recueilli au hasard de moi - même.

Aiguisée et flexible
Belle
A hurler à l’envers.

Soumise   
A ses seuls appétits de la sève virile
Qui s’écoule de moi quand je jouis d’elle,

Sœur solaire de cette joie - fontaine
Sécrétée par mes glandes
Et qui l’inonde.

Je mords le feu en l’éveillant.
Je lui fais du bien.
Je la sens mienne.

Dur,  armé acéré.
J’entre en elle
Sans la blesser  plus qu’il ne faut,

Lesté
De patience efficace
Pour son jouir.

Pour l’instant n’être qu’homme
A l’angle de ses cuisses.
Vagabondage d’un plaisir solitaire.










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